PER pour professions libérales et entrepreneurs : 150 milliards d’euros, mais attention aux pièges fiscaux !
Le réflexe est compréhensible.
Avec une TMI à 41 ou 45 %, on vous met en avant l’économie d’impôt immédiate, et la décision se prend vite.
20 000 € versés à 45 %, ce sont 9 000 € d’impôt en moins. L’effet est réel et il est immédiat !
Le problème apparaît un peu plus tard. Dans la pratique, je retrouve souvent les mêmes situations : des contrats chargés en frais, des fonds maison peu performants et parfois une allocation 100 % fonds euros alors que la retraite est à 15 ans...
Le vrai sujet, c’est la sortie.
L’argument classique consiste à dire que l’économie d’impôt reste investie et capitalise pendant toute la durée du plan. C’est vrai, mais à deux conditions seulement : que l’épargne soit réellement investie, pas endormie sur un fonds euros, et que votre fiscalité ait baissé d’ici la retraite. Si votre TMI reste à 41 %, l’impôt évité à l’entrée revient en grande partie à l’arrivée, et l’opération s’apparente surtout à un décalage d’imposition.
À vérifier avant d’ouvrir un PER :
- Niveau de frais
- L’allocation
- Fiscalité probable à la sortie
- Place dans l’ensemble du patrimoine
Le PER reste un excellent outil, à condition qu’il serve un plan plutôt qu’un simple soulagement de l’avis d’imposition.